Nul Lamta à Smara
Jour 7
Mardi 14 janvier 2025
Premier réveil vers cinq heures, le vent froid pénètre l’ouverture de mon sac de couchage, j’hésite à me lever pour écrire quelques notes ! Je me rendors avec bonheur bien au chaud !
Ce froid nous indique qu’il doit probablement pleuvoir dans l’Atlas ou au nord du Maroc, nous en avons tellement besoin.
Neuf heures, nous marchons sur la piste avec le vent dans le dos qui nous facilite. Notre piste emprunte un oued affluant du Drâa qui a creusé cette gorge pour traverser le jbel Bani. La pluie est tombée un peu il y a deux mois dans cette vallée et l’oued Taskala à coulé, nous découvrons une grande guelta d’eau claire. Les ânes sauvages peuvent pâturer et boire, nous les apercevons. Ce fond de vallée est couvert d’arganiers, cet arbre endémique trouve des poches de microclimats adaptées dans des zones improbables. Trois tentes en toiles sont montées proche d’un puits. Se trouve également une citerne toute neuve de récupération d’eau de pluie « tanout-fi ».
Dès le passage du Jbel Bani ouvrant sur le Drâa ce sont les acacias qui recouvrent l’oued, résistants à la chaleur des vents sahariens.
Nous traversons le petit village de Taskala perdu au fond du désert à la sortie de cette passe, qui fait partie des Aït Oussa. Quelques maisons, une mosquée, une école. Je demande aux enfants où se trouve la boutique, l’un d’eux coure vers une porte, c’est une femme qui nous ouvre sa petite échoppe. La dame nous propose des boissons, deux bouteilles d’un litre de limonade sorties d’un frigo, ou des yaourts. Elle nous fournît des verres en plastiques, une autre femme la rejoint et nous buvons la bouteille. Les enfants sont très gentils.
La caravane à dépassé le village et s’est arrêtée dans la plaine d’acacias au pied de la falaise.
Les tentes sont déjà montées, la tente nomade en ouverture complète de cotés pour nous abriter à l’ombre.
Dix-huit kilomètres de marche en descente, il est quinze heures, altitude deux cent quatre-vingts mètres.
L’équipe à préparé le repas, omelette garnie, très appréciée par le groupe.
Le Mokadem du village arrive, il vient nous saluer avec sympathie et nous demande les copies des passeports des voyageurs et notre itinéraire. Je lui remets une liste détaillée des pèlerins du désert et de l’équipe.
Les garçons l’invite à boire un thé dans la tente cuisine, ils plaisantent. En partant Il nous souhaite un excellent voyage sur les chemins du désert.
Kassi nous à rejoint avec le pickup ravitaillement, heureux de le retrouver avec Ychou, ils amènent un ravitaillement frais. Même nos dromadaires arrivent, ils ont compris que le pickup apporte de la luzerne et de l’orge. Mohamed les redirige vers les acacias.
La tente douche est bientôt montée, Ychou prépare l’eau chaude, chacun aura un grand seau pour se laver. Quelle joie cette tente douche portée par le pickup.
L’après-midi est très agréable et la douceur s’évapore de ce lieu du désert.
Fin d’après-midi je pars avec Nicolas pour découvrir des ruines d’une petite fortification au dessus du nouveau village.
Le village de Taskala installé sur un ressaut n’a pas de jardin et le terrain n’est que l’immense oued caillouteux recouvert d’acacias. C’est un village de nomades sédentarisés. En fin de journée des petits troupeaux de chèvres arrivent ainsi que les motos des éleveurs de dromadaires venant de l’oued Drâa.





