Nul Lamta à Smara
Jour 16
Jeudi 23 janvier 2025
Rosée ce matin, joie de cette humidité pour la nature, les plantes, les arganiers, les insectes, les animaux, tout le vivant.
Petit déjeuner enveloppé par les nuages de brouillards qui glissent suer la colline proche.
Nous marchons sous la couche de nuages rampants.
Nous traversons un ancien cimetière avec grand nombre de tombes. Les pierres utilisées sont de marbre blanc, provenant du plissement de même roches, polies par les vents.
Traces fraîches d’un lièvre et d’ânes sauvages dans le sable de l’oued Faghraa.
Un tumulus particulier, avec autour des roches rondes comme pavées, qui forment un cercle parfait de grande taille autour du tumulus. Je n’ai jamais vue cet assemblage. J’ai oublié de mesurer le diamètre du cercle, cent vingt mètres ?
Gravures rupestres, particulières en franchissant la pointe d’un plissement de roches noircies, qui rejoint l’oued. Les garçons lâchent les dromadaires et observent des rochers où se trouvent ces gravures.
Au loin apparaît le Khenga Sidi Hassou, un bosquet de palmiers et la coupole de la tombe de Sidi Hassou. Un grand cimetière, des stèles anciennes élevées vers le ciel.
Triste de découvrir que le tombeau de Sidi Hassou a lui aussi été saccagé, à quatre endroits. Le sol creusé en cassant une tombe à côté du tombeau principal. Le socle en bois au dessus du tombeau qui supporte le tissu habituellement de velours vert, à été arraché et reposé ensuite même pas au bon emplacement.
Une petite ouverture de fenêtre à été creusée dans le mur, une partie de la coupole qui devait contenir également un trésor à été creusé, et le haut d’un coin de mur extérieur. Le « sacré » des lieux est bafoué…
En descendant de la crête du plissement du Khenga Hassou, deux tadornes casarcas m’alertent de leur vol par les cris bien particulier. Il faut dire qu’avec les grenouilles dans la source qui coule abondement, il y a de quoi se nourrir.
Aujourd’hui dix-sept kilomètres parcourus.
Nuit chargée d’étoiles.





