Nul Lamta à Smara
Jour 21
Mardi 28 janvier 2025
Nous gravissons les plissements rocheux successifs. Une vallée suit une gorge aux roches roses polie par les crues. Un filet d’eau légèrement salée permet même à quelques petits poissons adaptés à ce milieu de vivre. Nos dromadaires boivent, ils ont soif.
Ce plissement de montagnes s’ouvre sur un plateau ouvert. Une citerne tanout-fil sans eau, et deux puits, où nous faisons haltes.
Nous ajoutons des cordes nouées pour atteindre l’eau, environ trente cinq mètres. L’eau est salée, utile pour la cuisine, la vaisselle, lodo, pas pour boire.
Il est quinze heures trente minutes. Vingt et un kilomètres. Ce puits s’appelle Tiwataf.
Nous sommes dans une ancienne zone militaire, et les vestiges de murs de terre creusés, de ceintures de protections nous le montrent.
Le vent se lève, heureusement après le repas, et souffle fort. Les dromadaires se rassemblent au pied des tentes, pour s’abriter contre le vent froid qu’ils n’apprécient pas. Idir à capté un fil de réseau hier, il pleut encore dans le nord et la neige est annoncée à mille quatre cents mètres dans l’Atlas. Une masse nuageuse noire et épaisse apparaît sur les crêtes. Pleuvra-t-il ? Avec le sol d’argile qui s’envole en poussière, cela deviendrait très boueux. Les bâches plastiques seraient difficiles à monter avec le vent fort, nous nous battrions contre les éléments.
Bien venue à ce qui vient, vent et pluie.
Le vent est si fort que nous ne pouvons pas donner à manger aux dromadaires, orge et luzerne s’envoleraient, malgré les auges en bâches que nous avons fabriquées. Les chameaux sont nerveux car ils ont faim, ils attendront demain matin à l’aube.
J’arriverais de nuit avec Kassi. Nous avons trouvé le puits avec difficulté n’ayant pas le point GPS du lieu !





