Expedition de 3 mois

Alice

au fil du Drâa

Alice Morrison réalise ici son rêve : rejoindre l’océan Atlantique en suivant le cours de l’eau sur le fil de l’oued Drâa en partant des montagnes de l’Atlas et jusqu’à Foum Draa près de la ville de Tan-Tan, là où les eaux du fleuve se mêlent aux eaux salées de l’océan après leur longue et harassante traversée depuis les massifs de l’Atlas, longeant les oasis et les villages fortifiés de la vallée du même nom, la vallée du Drâa, et au travers les interminables étendues de sable du désert du Sahara. Un parcours de près de 1.364 km qu’Alice va vivre étapes après étapes et qui demandera 78 jours de marche au rythme du pas des chameaux et avec l’accompagnement bienveillant et efficace de l’équipe de Désert et Montagne Maroc, Brahim le chef d’équipe, Brahim guide et cuisinier et Addi l’assistant-chamelier ainsi que cinq chameaux. Jean-Pierre Datcharry rejoindra la caravane lors de ses différentes étapes de ravitaillement, en des lieux chargés d’histoire comme les gravures rupestres, le tombeau de Sidi Naji et enfin à l’arrivée aux dunes de l’oued Chbika plongeants dans l’océan. Une aventure incroyable dans le Maroc profond, celui où la Nature impose à l’humain qui la traverse respect, humilité et admiration.

le Départ

  • Le départ

    Khetarat de Skoura et Lac d’Ouarzazate

    Le départ de la caravane se fait depuis la palmeraie de Skoura, vaste étendue de palmiers à 50 km d’Ouarzazate et réputée pour accueillir de nombreuses casbahs en terre. C’est pour Jean-Pierre l’occasion de faire découvrir à Alice le système d’irrigation traditionnel et propre aux oasis, un aqueduc souterrain creusé depuis les flancs des montagnes de l’Atlas à plusieurs kilomètres. Ce réseau ancestral, encore connu en arabe sous le nom de Foggara ou Qanâts en persan, draine sous terre l’eau nécessaire à l’irrigation de l’oasis et se contrôle par des puits percés à intervalles réguliers. Ces regards forment sur le sol des petits monticules de terre au milieu desquels s’ouvre le puits qui permet de suivre le bon écoulement du précieux breuvage sans lequel les cultures ne pourraient avoir lieu dans les jardins de cette luxuriante palmeraie.
    La première halte de la caravane se fait sur les bords du lac d’Ouarzazate qui réunit les eaux de plusieurs rivières en aval dont notamment l’oued Dadès et l’oued Imini ; tous deux prennent leur source dans les hauts sommets enneigés des massifs de l’Atlas, comme celui du Tizi-N’Tichka à l’est du djebel Toubkal ou bien celui du M’Goun à des altitudes entre 3 000 à 4 000 m.
    Depuis ce magnifique lac qui offre aux visiteurs un panorama de tranquillité, l’oued Drâa retrouve toute sa force pour repartir dans la vallée qui porte son nom, faire son office d’irrigation pour les nombreux villages qui le jouxtent, s’écouler jusqu’aux dunes du Sahara pour se faire plus discret tout du long de sa traversée, quasi invisible sous les sols ensablés, jusqu’à sa future rencontre avec les eaux majeures de l’océan.

  • Tamnougalte

    Tamnougalte est un oasis de palmiers isolé dans les montagnes de l’Anti-Atlas sur les bords de l’oued Drâa et où s’étend un grand village fortifié, appelé un ksar, probablement construit au 18ème siècle. Le village abrite en son coeur une imposante casbah autrefois habitée par les caïds en charge de la gouvernance des territoires environnants, région jadis connue sous le nom de Mezguita et qui fonctionnait alors comme un véritable émirat berbérophone. Le nom de Tamnougalte signifie le “point du rendez-vous”. Le site fut autrefois une garnison à l’époque des dynasties Saadiennes entre le 16ème siècle et le 17ème siècle. Le grand explorateur français Charles de Foucauld visita les lieux en 1884 et y séjourna un moment. Ce jeune officier français âgé de 24 ans était en effet parti de France une année auparavant pour le compte de la Société de Géographie et dans l’intention de découvrir le sud du Maroc alors encore très mal connu. Son voyage commence en juin 1883 en compagnie d’un rabbin et durera un an. Tout au long du trajet, il note sur un minuscule cahier des remarques et des croquis. Charles de Foucauld est le premier européen à explorer le Haut-Atlas.

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L’équipe

Brahim Ahalfi

Brahim Ahalfi

Chef de caravane

Chef chamelier et guide Saharien. Fils de berger du haut Atlas, Brahim connaît parfaitement la vie rude soumises aux conditions météorologiques extrêmes, celles des froides nuits de l’hiver, des journées caniculaires de l’été ou des orages violents qui font déborder les oueds. Brahim a eu le privilège d’effectuer des études jusqu’au niveau BAC et quelques années d’études Islamique. L’appel du désert, il a rejoint l’équipe de Désert et Montagne Maroc il y a plus de 20 ans. Il aime ses chameaux et connaît parfaitement le territoire saharien dans lequel il s’est déjà beaucoup aventuré tout comme ailleurs au Maroc, traversant plusieurs fois le désert de Nador, à Guerguarate à la frontière Maroc avec la Mauritanie, mais aussi dans une grande partie de la Mauritanie.

Addi Ben Youssef

Addi Ben Youssef

Chamelier

Chamelier, il connait les chameaux et le désert car il est avant tout un enfant du désert. Il aime le désert tout comme il aime les crêtes du haut Atlas dans les massifs du Saghro, il aime les plaines du Drâa où il a vécu la vie nomade avec sa famille et leurs troupeaux. Il aime son pays plus que tout.

Brahim Boutkhoum

Brahim Boutkhoum

Guide et cuisinier

Il est guide et dans le même temps c’est le meilleur cuisinier de l’équipe de Désert et Montagne Maroc. Il a participé à cette traversée qu’il a déjà effectuée plusieurs fois auparavant.

le haut Drâa

  • Haut Drâa

    Oasis et vallée

    Tamnougalte ouvre ensuite sur la haute vallée du Drâa avec la succession de ses villages fortifiés, de ses palmeraies aux jardins verdoyants où travaillent encore les femmes accompagnés de leurs enfants.

    Haut Drâa

  • Gravures Foum Chenna

    Tinzouline

    A quelques kilomètres à l’ouest du village de Tinzouline, dans la province de Zagora, se découvre le site de Foum Chenna qui accueille des gravures rupestres rapportées à la période Libyco-berbère. Il est possible d’admirer près de 800 gravures qui représentent des animaux domestiques (caprins, chiens, dromadaires …), des animaux sauvages (autruches, mouflons, félins …), des cavaliers armés de boucliers et de lances, des scènes de combats, et des scènes de chasse à l’autruche. A ces images s’ajoutent des inscriptions libyco-berbères qui en fait représentent la plus grande concentration d’inscriptions connue à ce jour parmi tous les sites rupestres marocains. Ces gravures se superposent à d’autres plus anciennes aux traits à patine noire se confondant avec celle de la roche.

    Gravures Foum Chenna

le petit fromage

L’équipe Désert et Montagne Maroc a confectionné une tente spéciale dédiée à l’expédition d’Alice. Sa forme caractéristique en cube a incité l’équipe à lui donner le surnom de “petit fromage”. Elle assure à la voyageuse un lieu de calme propice au repos et à la concentration.

  • Tamgroute

    Souk et potrie

    La caravane d’Alice arrive au village de Tamgroute situé à 15 km de Zagora, douar à la population berbère et arabe, et réputé depuis le 18ème siècle pour ses ateliers de poterie, parmi les plus anciens du Maroc. Les artisans qui se transmettent leur savoir-faire de génération en génération fabriquent ici une poterie typiquement rurale dont la spécificité est d’être recouverte d’un émail vert. Cet émail vert provient de l’alliage de manganèse, d’oxyde de cuivre et de farine d’orge. Cette pâte recouvrant la poterie juste avant sa cuisson est le secret de cette couleur. Cette poterie existe également dans les tons ocre lorsqu’on enlève l’oxyde de cuivre à l’alliage.
    Le passage à Tamgroute est aussi pour l’équipée en route vers l’océan l’occasion de se ravitailler en légumes et fruits, et d’ainsi vivre l’ambiance colorée du souk hebdomadaire.

  • Zaouïa Naciria

    La Bibliothèque

    Tamgroute réunit plusieurs ksour, des villages fortifiés, avec le plus connu d’entre eux la Zaouïa Naciria qui abrite une ancienne bibliothèque pourvue d’ouvrages de la culture arabo-musulmane comme des livres scientifiques, des ouvrages de mathématiques, d’astronomie ou de pharmacopée, les livres littéraires ou plus généralement religieux, dont des Corans enluminés d’indigo, de safran et de henné et écrits sur des supports en peau de gazelle. Certains manuscrits remontent au XIème siècle et notamment du célèbre âge d’or de l’Andalousie. Un livre de Pythagore traduit en Arabe il y a 500 ans reste un autre de ces bijoux réunis en ce lieu ses savoirs mis en place au 17ème siècle par Mohammed Abu Nasr aujourd’hui vénéré comme un saint en Islam. Il se dit qu’il aurait réuni tous ces livres lors de ses nombreux pèlerinages à la Mecque.

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Alice

Alice Morrison est de nationalité écossaise. Elle a certes suivi des études d’arabe et de communication mais l’essentiel de son temps, elle le passe à vivre sa passion d’aventure, de découverte et de rencontre. Après avoir traversé l’Afrique en vélo de l’Egypte au Cap, Alice participe au Marathon des sables qui se déroule chaque année au Maroc, et aussi à d’autres courses comme celle de l’Atlas et une autre en Himalaya. Depuis 5 ans, elle a concrétisé son amour du Maroc en habitant entre Essaouira et Imlil. Au mois de janvier 2019, elle décide de rejoindre à pied l’océan Atlantique au départ de Skoura près d’Ouarzazate, en longeant le cours du Drâa. Son projet défi sera de vivre une nouvelle expédition de Ouad Chbika à Guerarat.

le grand Désert

  • Oulad Driss

    Premières dunes et le Drâa salé

    Le désert fait son apparition avec ses premières dunes, là où les plaines commencent à se recouvrir de sable. A l’orée du douar dénommé Ouled Driss, ce qui signifie “le fils de Driss”, petit village fortifié datant du 17ème siècle aux portes de M’Hamid El Ghizlane, l’expédition s’enfonce vers le Sahara. Un rythme nouveau s’impose. Le jour est comme cadencé sur le fil des étapes par les gestes simples et devenus essentiels en ces lieux : le réveil au lever du soleil, le campement qui se replie sur le dos des indispensables chameaux, la marche à leurs côtés jusqu’à la prochaine halte avant la fin du jour, le déchargement du fardeau du dos des chameaux pour les laisser à leur repos, le campement qui se déploie à nouveau et enfin le moment du thé, celui du repos des corps et celui de la paix des âmes.

  • Sidi Najji

     

    Marabout de désert

    Perdu dans le désert, le tombeau du marabout Sidi Naji est devenu un véritable lieu de pèlerinage pour les nomades. La légende raconte que ce saint homme avait autant de dévotion que le désert compte de grains de sable. Son tombeau a la particularité d’être de grande dimension, ce qui a généré au fil des temps des histoires mythiques sur l’existence d’une époque éloignée où des géants peuplaient ces contrées. Les pèlerins de passage ont l’usage de laisser sur le bord de la tombe des offrandes dans l’espoir de recueillir en retour la bénédiction de Sidi Naji.

  • Erg Chgaga

    Grandes dunes de Chgaga

    Un erg est l’appellation en arabe pour signifier un désert de dunes. Comme une mer de sable parsemée de ses vagues de dunes, celui de Chgaga se trouve à près de 50 km de la commune de M’Hamid El Ghizlane et s’étale sur une longueur d’environ 40 km pour 15 km de largeur, ce qui en fait l’endroit le plus vaste et le plus sauvage du Maroc. Là commence la formidable rencontre avec le royaume de la plus profonde des sobriétés. Là où il n’y rien d’autre que le ciel d’un bleu torride et le sable couleur d’un or radical. Là où tout est clair, dans une plénitude de lumière. Là où tout se voit car ici, et grâce à ce grand vide, l’oeil a tout l’espace pour ne voir plus que les détails, la rare plante qui émerge du sable, l’insecte comme perdu mais qui pourtant vit sa vie, la singularité de la crête d’une dune. Une joie nouvelle s’exprime, la joie d’enfin pouvoir se concentrer sur les infimes détails du vivant.

  • Jbel Medouar

    Le désert laisse soudain la place à une mer de pierres noires polies par les millénaires d’où s’élèvent çà et là des élancées volcaniques qui offrent alors au marcheur un magnifique panorama du désert environnant. Là se rencontrent encore des ânes sauvages, parfois des gazelles, une vie rare qui résiste à la rudesse de la nature.

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Jean-pierre Datcharry

Depuis 40 ans, Jean Pierre parcourt le Maroc, entre l’océan Atlantique, l’Atlas et le désert du Sahara. Il a ainsi mis à jour des itinéraires de randonnées pédestres loins des sentiers classiques, des parcours chargés d’histoire et de rencontres, vers la découverte du Maroc profond dans ses villages et ses vallées ou encore vers la rencontre des nomades. Il a osé suivre les traces des caravanes chamelières d’autrefois qui reliaient la Méditerranée à l’Atlantique puis jusqu’à la Mauritanie. Au fil des années, il a créé l’agence Désert et Montagne Maroc et propose à des voyageurs une expérience inoubliable à la rencontre de ce Maroc authentique, un moment de vie empli de sérénité où la nature sauvage règne et s’impose.

l’arrivée à Oued Chbika

  • Oued Chbika

    Monuments à antennes

    Une fois arrivée dans la région de l’oued Chibka, le monde du désert enfin rencontre celui de la mer, les majestueuses vagues de sable se préparent à s’évanouir dans leurs reflets bleutés. Mais en cet endroit de l’expédition, dans la province de Tan-Tan, et juste avant son terme, les paysages encore désertiques abritent une des plus belles traces de la période préislamique, à savoir un site manifestement à usage cérémoniel qui réunit plusieurs dizaines de tumulus ou tombeaux et des monuments composées de pierres réunis sur le sol en forme d’antenne ou d’ailes. Personne ne sait le sens exact de ces configurations qui ne s’observent bien que depuis le ciel mais leur dimension sacrée ne fait aucune doute. Il y a plus de 7000 ans ici, une civilisation aujourd’hui disparue et totalement méconnue se dressait vivante et s’adressait au ciel.

  • Oued Chbika

     

    Tanoutfi

    En cours de route la caravane, comme toutes les autres caravanes l’ont fait auparavant, fait halte près d’un réservoir d’eau rempli par les pluies, ici plus fréquentes dans l’année alors que le rivage océanique se fait proche. Dénommés « Tanutfi » en raison de leur petite taille, ces réservoirs ont été récemment renforcés avec du ciment par les autorités publiques ce qui leur assure une plus grande solidité. L’équipe remplit les bidons et autres gourdes. Les chameaux boivent à leur tour, et la marche reprend.

  • Oued Chbika

    Les dunes

    L’expédition enfin rejoint les plages de sable fin au creux des falaises. C’est la rencontre avec l’Atlantique et son horizon infini. Les barques de pêcheurs sont prêtes à remplacer les caravanes. Alice et ses compagnons sont au terme de leur longue aventure. Accompagnés de leurs chameaux, ils marchent encore dans les dunes de sable, parfois toujours aussi imposantes et élancées vers le loin, mais déjà les senteurs ne sont plus les mêmes, l’iode peu à peu emplie l’air qui se respire avec une délectation bienvenue, après ces semaines d’aridité, tous ces jours passés à marcher sur les sols asséchés.

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Sahara Expédition

Oued Chbika à Smara

Le 26 novembre 2019, Alice retrouve la même équipe chamelière de Désert et Montagne Maroc (Brahim, Brahim, Addi et 6 chameaux), et continue sa traversée du Sahara au départ de l’oued Chbika, puis à l’intérieur du désert sur le sillage des tribus sahariennes.

La traversée de ce désert plat s’effectue sur les « terres des Rguibat », dont les différentes empreintes à travers le Royaume forment d’innombrables fractions de tribus du Drâa à Tantan, et au delà au Sud jusqu’au Niger.

Emotion d’entrevoir quelques gravures rupestres en bordure de la Sakia El Hamra, datées de 12000 à 1000 ans représentants des éléphants, des girafes, un char, des antilopes, dont nous étions heureux de découvrir que l’Etat Marocain prend grand soin pour la protection de ce patrimoine Saharien.

Alice a marché sur les traces de Michel Vieuchange qui avait atteint Smara en 1931 au cours d’un périlleux voyage.

L‘arrivée et l’accueil de la caravane dans la ville mythique de Smara au cœur du Sahara était émouvante, ainsi que bivouaquer au pied des vieux murs de pierres du ksar et Zaouïa construits par le Cheikh Malaïnine.

La caravane d’Alice continue l’aventure et emprunte l’historique Sakia El Hamra, puis prend la direction plein Sud à travers le désert jusqu’à Dakhla, pour rejoindre fin février 2020 la frontière Marocco – Mauritanienne.

Le grand désert

Partie de l’Oued Chbika depuis 53 jours, la caravane d’Alice a traversé plein Sud un désert immense, de terre, de sable blanc et rose.

Nous sommes fiers de l’équipe, des 2 guides L’hô et Brahim qui ont conduits et rejoints Bir Anzarane au cœur du désert après 30 jours de marche sans ravitaillement et seulement quelques points d’eau, et croisé quelques nomades Sahraouies avec leurs troupeaux de centaines de chamelles.

Surprise pour Alice de la rencontre furtive avec 2 fennecs, de l’envol de hiboux sous nos pieds, et d’avoir suivit quelques minutes les traces fraiches et rares dans les dunes d’une famille de Hyènes.

Joie dans le ciel étoilé avant l’aube de découvrir la croix du Sud sur l’horizon, groupe d’étoiles mythiques des caravaniers des anciennes grandes kafilas qui traversaient le désert, et qui l’été marchaient la nuit pour éviter les grandes chaleurs.

Jean-Pierre à rejoint la caravane quelques jours, pour apporter le dernier ravitaillement.

Emotions pour l’équipe à la vue de la baie turquoise de Dakhla, après 2 mois de traversée dans ce grand désert.

La caravane longe maintenant le rivage de l’Océan Atlantique, de plages de sables blancs, de plateaux sculptés par les vents.

Il reste environ 25 jours de marche pour atteindre la frontière Marocco – Mauritanienne et l’extrémité Sud de cette grande traversée Saharienne.

© Désert et Montagne Maroc 1999 - 2020 - Licence numéro 6D99