Jour 17

De Sidi Hamza au M’goun

Mardi 31 août

Aujourd’hui une grande partie du parcourt s’effectue sur une piste. Nous franchissons un col tizi n’ Tatrala à 2790 mètres.

Dans la cuvette herbeuse qui suit, des nomades sont installés sur les flancs, dans des tentes cerclées d’un mur de pierres pour se protéger du vent et garder une certaine intimité de vie pour la tente. Quelques azibs bien construits avec une pièce de vie pour les bergers et un enclos en pierres pour rassembler les bêtes la nuit.

Cette pelouse humide et bien verte nous incite à monter nos tentes pour la nuit à la source « d’Almoun n’Takhcha » à 2680 mètres.

L’arrivée en estive des nomades d’Ait Hani, de Tilmi (haut Dadés) et de la région de Tineghir et Goulmima, s’effectue à la fin mai. Les dromadaires divaguent sur les crêtes, et se nourrissent de chardons et de xérophytes. Les brebis préfèrent la cuvette herbeuse, les chèvres moins difficiles traversent les flancs des montagnes à la recherche d’Ifssi et de quelques herbes cachées sous les buissons épineux.

La vie collective pastorale règne ainsi jusqu’en septembre, ponctuée par l’entrée/sortie du cheptel, le salage des pierres plates à destination des ovins, des séances de réparation de tentes, de préparation du petit-lait (aghro) et des soirées d’ahidus.

Un grand abreuvoir est aménagé où les troupeaux attendent leur tour pour venir faire boire leurs bêtes. Un bâtiment a été construit pour permettre à un vétérinaire de venir régulièrement pour vacciner les troupeaux et gérer la désinfection des bêtes dans des bacs avec produits antiparasites.

Le vent a dégagé les nuages qui tentaient de s’accrocher aux montagnes de l’Atlas. Et pourtant nous souhaiterions la pluie pour cet Agoudal aux pâturages tellement ras et sec, pour tous ces troupeaux.