Jour 5

Tafilalet à la Méditerranée

La nuit fut douce et très étoilée.

Ce matin la température n’était pas loin de zéro degré. Très normal au milieu des dunes l’hiver, le froid est accentué par le côté minéral du sable. A température égale à l’extérieur des dunes sur un sol de terre (végétal), il y a 3 à 4 degrés de différence moins froid l’hiver, et moins chaud l’été également.

La caravane chargée chemine sur les dunes arrondies suivant une trace empruntée par d’autres caravanes de dromadaires. Le sable tassé par les pats des chameaux chargés permet de moins s’enfoncer dans le sable mou, un peu comme une trace dans la neige.

Les oiseaux et les gerboises croquent les crottes des dromadaires séchées pour grignoter les grains d’orges où graines d’herbes non digérés. Nous croisons des traces de fennecs et de lièvres. Également des traces de motos et de quad viennent labourer les dunes de l’erg Chebbi. Ça nous aimons moins…

Nous remontons plein nord le couloir central de l’erg Chebbi.

A la lisière des dunes, nous retrouvons le véhicule avec Hucein venu nous accompagner le premier jour. Il apporte du pain frais pour l’équipe, un sac d’orge et deux bottes de luzerne séchée pour les dromadaires.

La caravane continue l’étape de ce soir dans l’oued sablonneux de Tisserdmine.

Je retrouverai mes compagnons de caravane dans une dizaine de jours.

Je reprend la route pour Risani et Ouarzazate.