Jour 8

Traversée massif du TOUBKAL

Prévu aujourd’hui l’ascension du Wanoukrim.
Finalement un candidat pour ce deuxième sommet. Akhrim est partit à sept heures avec Ali et Rachid.
Le reste du groupe a choisi un peu de farniente. Soit descendre au marabout Sidi Chamarouch et manger dans une petite gargote où s’arrêtent les pèlerins au marabout, soit rester au refuge, yoga, détente et repos.
Un muletier descend à Imlil pour porter les chaussures de Peter chez le cordonnier, ses semelles se sont complètement décollées à la descente du Toubkal. Il ramènera également quelques tomates, piles et deux sacs de paille pour les mulets.
Le sentier d’accès aux refuges du Toubkal au départ d’Imlil est un véritable chemin commercial, nous croisons des convois de mulets chargés de sacs de ciment, d’autre bouteilles de gaz et de cartons de provisions pour les deux refuges où ont lieu quelques travaux.
Sidi Chamarouch 2340 mètres d’altitude.
Nous avons commandé deux tajines aux légumes, pris sur une terrasse ombragée de canisses avec une belle vue sur le marabout et « l’Adrar » (la montagne) de Tichki 3750 mètres.

Le col de Tarharat juste à côté sur la même crête fut gravit pour la première fois par un Anglais le 16 mai 1871. (Voir prochain post qui en donne des détails passionnants).

Nous avons croisé une douzaines de groupes de marcheurs venus d’Imlil montants vers le refuge. L’activité reprend et c’est avec joie de constater que quatre-vingt pour-cent des marcheurs sont des marocains, tous accompagnés par un jeune où moins jeune guide d’Imlil. Les étrangers reviennent doucement également. Humbdoullillah.
La remontée sera plus lente, huit cent mètres d’altitude pour retrouver notre bivouac.
Nous retrouvons Akhrim ravit de son ascension du Wanoukrim avec Ali et Rachid.
Marion et Miriem restées au refuge ont le visage reposé, yoga, écriture et cuisine avec Brahim qui nous a préparé une magnifique pizza ! Au dessert gâteau aux dattes et pommes de Dar Daif, cuits dans le petit four à gaz que nous transportons sur les mulets.
Demain nous quittons la cuvette du Toubkal.
Le plafond nuageux est monté comme depuis trois jours. Le vent souffle depuis le coucher du soleil et des nuages s’étirent en haute altitude, le temps changerait-il ?