Transhumance 2023

Une des dernières – Jour 6

Une petite pluie est venue en fin de nuit. Hier soir le plafond nuageux était très bas et chargé, nous avons recouvert les deux grandes tentes d’une bâche plastique.
L’ambiance est magnifique ce matin, les nuages presque posés sur la plaine du lac, et le soleil qui arrive à percer entre les nuages nous offrent une ambiance exceptionnelle de couleurs et de contrée très lointaine.
Nous traversons la plaine du lac jusqu’aux azibs d’Amchad (Appartenant aux habitants du village de Zaouiat n’Oulmzi). Nous descendons la gorge de Taghia n’Taghfist jusqu’au village d’Ait Ouham construit en pierres et en pisé.
Nous rejoignons la maison Ahalfi, les parents de Brahim où nous attends un délicieux tajine dans une petite chambre recouverte de tapis blancs et noirs, façonnés avec la laine de leurs brebis.
À la suite des pluies de fin d’hiver et d’un peu de neige, la haute vallée de Bougmez est particulièrement luxuriante cette année, l’eau s’écoule dans toutes les séguias, l’herbe est haute avec une multitude de fleurs colorées, d’orchis. Les arbres, pommiers, noyers, trembles sont d’un vert lumineux, l’orge et le blé très abondants. Quelle joie et contrastes, après avoir traversé la montagne du haut Atlas central, depuis le versant sud et de l’aridité des hauts plateaux où stationnent les bergers semi – nomades M’goun. Sur la plaine d’Izourar se rajoutent les bergers et semi-nomade du haut Bougmez et les transhumants Ait Atta venus du sud du Saghro.
Au travers des jardins d’Aït Keum, Brahim nous conduit dans la luxuriance des cultures rejoindre le village d’Ighirine, dans la grande maison familiale Boutkhoum où nous passeront la nuit chez son frère. Le calme de plusieurs chambres recouvertes de tapis de laine blanche et marron. Agréable étape, très appréciée avec un grand seau d’eau chaude pour la douche.
Le repas est succulent.
4 heures 30 mn de marche, altitude 2140 mètres.