
La caravane chamelière a entamé son périple en traversant les plissements rocheux à l’orée du désert offrant aux marcheurs le spectacle insolite de gorges et de crêtes montagneuses.
La traversée de la plaine du lac Iriki nous permet enfin d’atteindre les premières dunes de sable.
Nous coupons l’oued Drâa pour retrouver le désert. La caravane remonte ainsi jusqu’à l’entrée de la vallée du Drâa entre les deux falaises pour atteindre Tagounit et le début de la palmeraie du Drâa.
Ce désert a la particularité d’être composé de paysages très sauvages et diversifiés. De vastes étendues de dunes arrondies où poussent des tamaris laissent la place à des plaines où il fait bon marcher parmi les quelques acacias dont les dromadaires raffolent des petites feuilles perdues au milieu des épines.
Nous avons même rencontré la pluie qui tombe si rarement dans le désert, créant alors un jeu de lumières exceptionnelles. Le soir venu, nous nous sommes réchauffés autour d’un feu.
Cette pluie tombée en début d’hiver est un véritable cadeau pour tous les animaux, les plantes et les humains habitant ce désert.
Nous avons eu la joie d’apercevoir les premières pousses de verdure, le saut bondissant du fennec et les gerboises curieuses, les traces des gazelles, de l’addax, les oiseaux et les insectes virevoltant autour du bivouac. Ce désert est plein de vie.
Le printemps s’annonce fleuri avec un excellent pâturage pour les dromadaires et les animaux du désert.
Cette expérience du retour à la nature, en plein accord avec les éléments du climat, le froid et le chaud, est avant tout une reconnexion à la joie des gestes simples : retrouver ses repères essentiels, se nourrir de la paix qui règne dans le désert, partager la bienveillance des voyageurs et de l’équipe réunis lors de la halte au bivouac pour alors s’endormir sous les étoiles.
La remontée de la vallée du Drâa complète cette aventure avec la découverte de la bibliothèque du désert, au sein de la Zaouia Naciri, du travail des potiers, des gravures rupestres d’un autre temps et enfin la visite de la palmeraie avec un agriculteur – artisan dattier pour mieux comprendre l’équilibre de survie des oasis.
Au rythme des dromadaires, la caravane rejoint Ouarzazate au riad Dar Daïf alors empli de tranquillité pour vivre la saveur du hammam et celle d’un repas goûteux.









